L'Art du Mouvement

L’Art du Mouvement

SANTÉ BIEN-ÊTRE / Alimentation en Hiver

Les éléments d’information qui vont suivre sont des conseils généraux d’hygiène de vie destinés aux personnes en bonne santé qui souhaitent avoir une action d’entretien et de prévention. Ces conseils ne peuvent être suffisants pour toute personne souffrant de pathologie.

A quoi correspond l’énergie de l’hiver ?

Des journées courtes, (et pourtant un rythme soutenu grâce à l’électricité), des vêtements qui s’accumulent, le froid, une nature « morte » à la surface, des animaux qui hibernent… En étant à l’écoute de notre environnement, le besoin est en hiver de se reposer, de se réchauffer, de s’intérioriser, en vue de préparer le printemps et son ouverture…
Comment aborder l’hiver dans les meilleures conditions ?
Je propose de tenter d’apporter des pistes par une approche de la diététique chinoise, une meilleure connaissance des aliments de saison, des plantes utiles et de quelques moyens naturels pour soutenir l’organisme en cas de refroidissement ou début d’infections hivernales.
Principes fondamentaux généraux de Diététique Chinoise
Pourquoi parler de diététique chinoise ? Pas pour savoir cuisiner le riz cantonnais ou le canard laqué, non… D’abord, parce que nous sommes dans un stage de Tai Shin Ki Ho et que cela donne une cohérence. Ensuite, même si la diététique chinoise est d’abord valable pour les chinois, je trouve que certains de ses principes ont intérêt à être transposés à notre mode occidental simplement par bon sens. Notamment, la diététique chinoise est en phase avec la vie et le mouvement. Elle n’est pas figée ce qui facilite sa transposition à d’autres modes culturels. Et elle s’appuie sur le fait que notre façon de préparer, cuisiner et manger joue un rôle essentiel sur notre santé. L’alimentation tient donc une place importante que je souhaite également lui re-donner.
A garder toujours en tête,

tout au long de cette présentation, la dynamique de la diététique chinoise est la suivante : la nourriture est à adapter aux âges de la vie, aux périodes de l’année, aux périodes de la journée, et aux aspirations de chacun : ses goûts, ses intolérances, ses difficultés à digérer. D’où l’importance de s’observer. Forcer quelqu’un à manger un aliment qu’il n’aime pas en fonction d’une norme qui se veut habituelle est contraire au respect de l’individu, de ses aspirations de ses sensations.

PRINCIPES GENERAUX

1° principe : Consommer des produits de saison et de terroir (liste jointe), c’est simplement le respect de « l’ordre établi » (Tao). Dans l’idéal !


Chaque terroir possède ses productions spécifiques et adaptées, exemple d’aberrations : tomates hollandaises sous lampes chauffantes, ou endives provençales à forte irrigation
Consommer les produits locaux de préférence aux produits importés, ils sont censés être plus frais.


2° principe : Pour avoir un maximum des bienfaits des produits consommés, mieux vaut utiliser des produits sains, naturels, vivants : plutôt biologiques ou de son jardin, d’un petit producteur qui modère les traitements sur ses récoltes… des produits poussés sans engrais chimiques, pesticides et herbicides. Pourquoi ? Parce que les produits traités chimiquement sont arrêtés dans leur processus de vie normal. Une pomme de terre ou un oignon qui ne germe pas ou un fruit qui ne moisit pas, sont des aliments qui ne vivent plus. Et si vous appliquez le principe de saison et de terroir, la différence de coût entre les produits biologiques et non biologiques sera moins importante voire nulle, c’est un autre avantage non négligeable.

Les procédés naturels de conservation : cuisson, salage, séchage, lacto-fermentation, dans l’huile, les épices, le vinaigre, le sucre, le miel, la fumée sont des procédés qui accompagnent l’évolution normale de l’aliment. Les procédés artificiels : chimie ou irradiation inhibent l’évolution normale et donc l’énergie du produit.

L’énergie sera d’autant plus grande que les légumes seront préparés et cuits juste avant d’être consommés. Eviter les nourritures précuites, transformées, dénaturées.

En règle générale, limiter la consommation d’aliments dotés de forte énergie ou difficiles à digérer comme le café, les céréales raffinées, le sucre blanc, le sel. (cf : équilibre acido-basique) (à suspendre en cas de maladie)

(*le sucre blanc est raffiné et très sucré, il fatigue le Qi de la rate et de l’estomac : organes premiers de la digestion : ceux qui transforment et répartissent les aliments vers les autres organes. Préférer donc le sucre roux de canne et le Rapadura (sucre complet) qui lui est chaud et revigore en douceur.

3° principe : La médecine chinoise a pour but de maintenir un équilibre entre intérieur et extérieur : plus précisément, refroidir ce qui est chaud et réchauffer ce qui est froid.